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 La fée Mélusine

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Siegfried

le Roi
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MessageSujet: La fée Mélusine   Jeu 4 Sep - 19:12

La Fée Mélusine










La Fée Mélusine est souvent représentée assise sur le bord d'une source, d'une cascade, d'un bassin dans lesquels elle agite sa queue de poisson ou, selon certains, de serpent. Qualifiée de nymphe par Paracelse, de magicienne ou de démon marin selon certains théologiens, Mélusine serait la fille d'un roi et d'une fée. Son corps magnifique, chanté par les poètes, correspond aux plus sévères critères de beauté féminine. Même si ses jambes disparaissent au profit d'une queue de poisson ou de serpent, Mélusine reste une très très belle femme. La légende de la fée Mélusine remonte au 14ième siècle. Melusine signifie merveille ou brouillard de la mer. Une histoire moyennageuse met en scène un seigneur qui en se promenant le long d'une rivière fait la rencontre d'une belle jeune femme, en tombe follement amoureux et lui demande de l'épouser sur le champ. La dame accepte à une seule condition, qu'il ne cherche jamais à la voir nue. D'autres légendes disent que l'interdiction portait sur la fait qu'il ne pouvait la voir le samedi. Quoi qu'il en soit, bien que fort triste de cet interdit, le Seigneur consent et les mois, les années passent ainsi, sans qu'il ne déroge à sa promesse. Mélusine donne huit fils à son époux. Mais le roi se sent frustré de ne pas pouvoir contempler le corps entier de celle qu'il aime. IL pense devenir complètement fou d'autant que certains lui affirment que son épouse a un amant. Un jour, n'y tenant plus, il décide de la regarder en secret, pendant qu'elle prend son bain. Il la découvre alors, magnifique, peignant sa longue chevelure mais aperçoit avec stupeur, qu'en guise de jambes, elle arbore une énorme queue de serpent ! Surprise dans sa baignage, Mélusine se métamorphose en reptile ailé et s'envole par la fenêtre. Mélusine fait partie des personnages fabuleux des romans de chevalerie. Elle est l'aiëule légendaire de la maison de Lusignan. Toutes les fois que la mort menace un descendant de cette maison, Mélusine, en deuil, fait son apparition sur la grande tour du château. La Fée Mélusine est représentée sur les armoiries de deux grandes maison du Poitou et et du Dauphiné.

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Dernière édition par Siegfried le Dim 26 Avr - 12:59, édité 3 fois (Raison : Petit bugs)
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Dante

elfe nocturne
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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Jeu 4 Sep - 22:14

Elle est superbe cette histoire sunny
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kallaghan

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Mar 28 Oct - 16:17

Sans répéter cette superbe lègende voici ce que je sais:

Femme ravissante jusqu'au nombril avec une queue de serpent dont elle déploie magnifiquement les écailles et sur son dos s'attachent de vastes ailes de démon. On la trouve partout en France mais surtout à Lusignan, en Vendée, tout le long de la Loire et de la Gironde. On la retrouve également en Belgique, protectrice de la maison de Gavre. Elle se montre souvent dans les édifices qu'elle a elle-même construits, à Mervent, Vouvant, Saint-Maixent, Talmont, Parthenay.
Mélusine signifie «merveille» ou «brouillard de la mer». Les mythologues y voient la Mater Lucina romaine qui présidant aux naissances ou, plus antérieure, une divinité celte aux formes serpentes. Mélusine est surtout une Fée bâtisseuse, elle œuvre au clair de lune avant le chant du coq. Si un curieux la surprend à l'ouvrage, elle arrête l'achèvement; il manque de cette façon une fenêtre à Merrigoute, la dernière pierre de la flèche de Niort et de l'église de Parthenay.


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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Mar 28 Oct - 18:04

j'avais l'histoire de cette 'femme' dans un de mes livres de contes et légendes! ^^ =)
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Siegfried

le Roi
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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Mar 28 Oct - 18:17

Oui elle est connu dans certaines régions française, mais est-elle aussi connu en Grande-Bretagne ?

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Manawyddan

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Dim 26 Avr - 4:01

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opaline

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Dim 26 Avr - 9:41

elle est trés jolie
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Siegfried

le Roi
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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Dim 26 Avr - 13:01

Je confirme, elle est très jolie. sunny

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Do

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Dim 26 Avr - 13:27

Mélusine est une des ancetres de la famille des Plantagenêt " (Rois d'angleterre et grands seigneurs français qui revendiquèrent aussi la couronne de France) Elle est connue des 2 cotés du chanel.

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Azazel

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Lun 18 Mai - 22:45

Petit UP pour ce sujet avec quelques notes supplémentaires concernant Mélusines...


La Légende de Persine et Mélusine

"Si vous essayez de voir une fée
En plein jour
En pleine lumière
En plein midi...
Ça marchera pas !
Les fées
On les surprend parfois à l’aube
Entre deux lumières
Émergeant de la brume
Ou sous la lune pleine"
(Yannick Jaulin - Mélusine)

Elinas,
roi d’Ecosse, a semé ses suivants au cours d’une partie de chasse. Il
est maintenant seul, sur son cheval, au beau milieu de la forêt,
gouttant à une tranquillité qui lui est assez peu familière. Il finit
par déboucher dans une grande clairière au milieu de laquelle se trouve
une fontaine. La fée Persine, reine des fées d’Ecosse, s’y baigne. Elle
n’entend pas le roi s’approcher, sans doute trompée par les éclats de
la chasse qui se perdent dans le lointain. Elle est d’abord surprise,
puis elle reconnait le roi qui reste interdit, bras ballants, devant
une telle apparition...
Le roi, en un clin d’œil, des sommets du
pouvoir, des cimes de la richesse, tout roi qu’il est, le roi Elinas
d’Ecosse tombe... en amour.
La fée est sortie de la fontaine et se
tient devant lui, magnifique et élancée, entièrement nue... Et le cœur
d’Elinas bat la chamade, galope même !
Le cœur du roi se rend à cette femme qui semble si fragile
A cette reine de l’autre monde...
-
Je m’appelle Persine, lui dit la fée. Je suis reine de mon peuple et
nos deux destins sont désormais intimement entremélés. Je sais lire les
signes et déchiffrer les coeurs, sans jamais me tromper... Et c’est là
mon pouvoir ! Nous allons nous marier, ô roi... Mais avant tu dois me
promettre, que jamais tu ne chercheras à me voir du temps de mes
couches.
Ainsi parle la fée, et le roi fait le serment attendu.

Les
épousailles sont bientôt célébrées et le bonheur régne sur le pays. De
leur union naissent trois filles : Mélusine, Mélior et Palestine. Il
sont heureux...
Un temps...

Mais le bonheur, ça ne peut que se flétrir. Comme une fleur.

Mataquas, le fils maudit, premier né du roi, d’un premier mariage. Mataquas le jaloux, le fourbe... Mataquas pue-la-haine !
-
Pourquoi donc, mon noble père, mon puissant roi, pourquoi cet interdit
? Il y a là-dessous, à n’en point douter, quelque mystère qu’on cherche
à vous cacher, quelque trahison sur laquelle on ne voudrait pas que
vous portiez les yeux, de peur de votre juste courroux. Ne point la
voir du temps de ses couches... Vous êtes en votre royaume ! C’est vous
qui commandez !
Le roi est noble et fier, alors au tout début, il
refuse d’écouter les paroles de son fils. Manquer à sa promesse, il
n’en est pas question une seule seconde...
Mais deux secondes, déjà, c’est bien plus long...
Et les jours
Les mois
Et le venin qui coule intarissable...
Le venin
Qui coule
Intarissable
Le
roi est noble et fier, alors il finit par douter. Les démons le
tourmentent et lui, seul, il résiste. Mais des démons, on en a toujours
à ne plus savoir qu’en faire...
Elinas, roi d’Ecosse, car il est noble et fier, entre dans la chambre où Persine baigne ses trois petites.
Persine pousse un hurlement, et au dessus du bruit des larmes de ses filles, désespérée elle lance à Elinas :
- Tu m’as trahie et nos cœurs se déchirent ! Désormais, et par ta faute, je suis perdue pour toi !
Sans
un adieu, ni un dernier regard, elle s’envole en fumée avec ses enfants
enveloppés dans une serviette rouge. La baignoire est vide, l’eau s’est
évaporée, et l’on raconte qu’Elinas effondré l’a remplie de ses larmes.

Persine
s’en est allée dans l’île enchantée d’Avallon. Elle y élève ses filles
pendant quinze ans. Et chaque matin, un peu avant le jour, elle conduit
Mélusine, Mélior et Palestine au sommet de la montagne Fleurie
d’Eléonos. De là, elles contemplent le lever du soleil sur les rivages
d’Ecosse que l’on devine au loin.
- Voyez, mes filles, c’est là que
nous aurions dû vivre, heureuses, si votre père n’avait pas manqué à sa
parole. La joie aurait été notre quotidien alors que désormais nous
sommes condamnées à cette misérable condition...
L’amertume, la nostalgie hantent le cœur de Persine qui ressasse sans arrêt le récit de sa tragique épopée.
Un jour, l’aînée, Mélusine, réunit ses deux sœurs en secret pour les entretenir d’un plan :
-
Pendant ce temps qui est passé, j’ai bien réfléchi... Tout est la faute
d’Elinas, notre père. Nous sommes maintenant versées dans les sciences
magiques... Il serait juste qu’il paie encore plus durement le tourment
dans lequel il nous a plongé.
Il serait juste
Qu’il paie
Encore plus durement
Le tourment dans lequel il nous a plongé !

Les
sœurs acquiescent ; le roi d’Ecosse se retrouve enfermé dans la
montagne de Northumberland, que l’on appelle encore Brumblerio. A tout
jamais...
Enfermé !
Il serait juste
Qu’il paie
Encore plus durement
Le tourment dans lequel il nous a plongé !

Les enfants sont cruels...

-
Misérable filles ! leur dit leur mère quand elle apprend la nouvelle.
Qui êtes-vous pour oser juger le destin ? Qui croyez-vous être pour
vous substituer à son bras vengeur ? Qui pensiez-vous ainsi châtier ?
Vous n’avez plus votre place sur l’île enchantée d’Avallon et nous
devons ce jour nous séparer pour ne plus nous revoir.
Elle s’adresse alors plus particulièrement à Mélusine :
-
Quant à toi, qui est la plus savante, toi par qui tout est arrivé,
écoute maintenant quel est ton châtiment. Tu seras désormais, chaque
samedi, Serpente du nombril jusqu’aux pieds. Si jamais tu viens à te
marier, ton mari ne devra jamais te voir sous cet aspect ni connaître
ton lourd secret. A cette condition tu vivras et mourras comme une
femme, sinon tu connaîtras la solitude et les tourments sans fin ! Mais
quoiqu’il en soit tu seras la source d’une noble et courageuse
descendance qui commettra de hauts faits.
Adieu, ma première fille, et ne reviens jamais...
Les trois sœurs se sont séparées ; Persine, quant à elle, est restée en Avallon, toute seule avec ses souvenirs et son chagrin.
Mélior deviendra reine des étoiles filantes et Palestine princesse des cygnes blancs. Mais ce sont là d’autres histoires...
La
jeune Mélusine va par les chemins, elle arrive en terre de France et
erre dans les forêts du Poitou. Au fil du temps, son cœur s’apaise et
une belle nuit, elle lit dans les étoiles qu’elle est désormais capable
d’aimer. Alors, comme le soleil se lève, du plus profond d’elle jaillit
un rire pur et cristallin...
Et le temps passe encore et une belle
nuit, elle lit dans les étoiles que désormais elle pourra elle aussi
être aimée. Elle se rend alors à la fontaine de Sé, au milieu de la
forêt de Colombiers. Là, elle quitte sa robe et entre dans l’eau claire
pour s’y baigner au clair de la lune.

Cette même nuit, le jeune
Raymondin galope dans la forêt . Droit devant lui, il ne fait rien pour
éviter les branchages qui viennent lui déchirer le visage. Il a mal, la
douleur le déchire car la fatalité a fait de lui un meurtrier. En
effet, lors d’un terrible accident de chasse il a ôté la vie à son
oncle Aimeri, le comte du Poitou.
Il galope pour oublier.
Si seulement il pouvait oublier !
Il galope sur sa monture hors d’haleine qui l’accompagne au bout de la folie...
La
chevauchée maudite débouche dans une clairière où soudainement le
cheval se met au pas. Raymondin pose pied à terre... et il s’approche
de la fontaine, comme hypnotisé.
- Je t’attendais, lui dit la fée.
Il n’y a pas de mots qui puissent te consoler, pas d’actes qui puissent
revenir contre le temps passé. C’est le destin, nous devons y faire
face car c’est le lot de toute créature qui pense et qui respire au
monde.

Et Raymondin, en un clin d’œil, des profondeurs de la
folie, des abîmes du désespoir, là où l’obscurité est si opaque que
l’on s’y prend les pieds et que l’on tombe encore plus bas, et que l’on
se relève pour tomber encore, et bien Raymondin est illuminé... par
l’amour.
- Il faisait froid, dit-il. Mais cette étrange chaleur tout d’un coup... C’est vous ?
- Mais non, c’est toi !
- ...
-
Je m’appelle Mélusine. Je vais t’accompagner et nous allons nous
marier, Raymondin. Mais avant, tu dois promettre, tu dois me jurer que
jamais que tu ne chercheras à me voir le samedi. A cette seule
condition nous serons heureux.
Et Raymondin fait le serment attendu.

Mélusine
lui conseille de retourner à la cour du nouveau comte du Poitou et de
lui dire toute la vérité sur l’accident de chasse. Raymondin écoute son
conseil, on lui pardonne, et il obtient même pour son mariage le fief
de Lusignan.
Peut-être la fée a-t-elle tiré magiquement dans l’ombre
les ficelles du destin en faveur de Raymondin... Qu’importe, les
premières démonstrations au grand jour de ses pouvoirs sont
spectaculaires : la nuit précédent les noces, elle bâtit une chapelle
où a lieu la cérémonie et la forteresse de Lusignan dans laquelle le
jeune couple s’installe.
Le bonheur est là, le pays est prospère.
Chaque
nuit, Mélusine fait construire des châteaux, des abbayes et des
chapelles, au petit peuple de la terre. Gnomes, lutins, farfadets,
korrigans, à son service, de quelques pierres et d’un peu d’eau érigent
les tours, clochers, dressent vers le ciel édifices et villes entières
avant que le soleil ne reprenne sa course. Vouvant, Mervent, les
forteresses de Tiffauge, Talmont et Partenay, la tour de Saint-Maixent,
les tours de garde de La Rochelle et de Niort, l’église de
Saint-Paul-en-Gâtine, et bien d’autres... Toutes ont eut le même
architecte : Mélusine. Et si un curieux surprend la bâtisseuse au
travail, elle s’arrête et laisse le chantier en l’état. C’est pour
cette raison qu’il manque une fenêtre à Merrigoute ou la dernière
pierre de la flèche de l’église de Parthenay.
Personne ne s’étonne ! Comme si c’était normal...
Parfois aussi on entend son rire enfantin qui soulage les peines les plus lourdes à porter.

L’amour qu’elle partage avec Raymondin est sans faille, limpide comme l’eau de la fontaine de Sé. Elle lui donne dix fils !
Dix enfants bien étranges... Bizarres comme on dit...
Antoine
porte à sa joue une griffe de lion, Guion a un œil plus haut que
l’autre, Geoffroy avec sa dent de plus d’un pouce, Urian avec un œil
rouge et l’autre pers, Oron aux oreilles phosphorescentes semblables à
celles d’un chien, Froimond gros nez, Thierry l’homme-singe, Raymond
qui est transparent, Armand haut-comme-trois-pommes, et Renon le plus
grand mais dont la langue traîne par terre.
La famille est riche, alors on ne pose pas trop de questions...
Mais tout de même
A bien y regarder
Quand on réfléchit un peu
Ça saute aux yeux !
C’est pas normal !
Pas normal...

Combien de Mataquas pourrissent le monde ? Combien de vipères...
Raymondin a un frère, le conte Forez.

-
Ecoute-moi, mon frère, c’est le soucis de ton honneur et de ton renom
qui a guidé mes pas. Ton bonheur seul m’importe et tu sais bien que je
sacrifierais tout ce qui m’appartient pour toi. Ecoute-moi, mon frère,
on jase en ville. Tes enfants, ta femme qui se cache une fois par
semaine... M’est avis qu’elle pratique le coït, l’accorte bougresse,
avec le démon !

Raymondin est noble et fier, alors au tout
début, il refuse d’écouter les paroles de son frère. Manquer à sa
promesse, trahir la confiance, il n’en est pas question une seule
seconde...
Mais deux secondes...
Le venin, distillé, purifié, corrosif, coule...

On jase en ville...
Tes enfants...
Ta femme...
L’accorte bougresse...
M’est avis qu’elle pratique le coït !

Raymondin
est noble et fier, alors il finit par douter. Sa confiance s’effrite.
Un samedi, rongé jusqu’en son cœur crépitant, il se rend devant la
porte interdite. Avec la pointe de son épée, il en perce le bois et il
peut bientôt voir tout ce qui se trouve de l’autre coté.
Dans une
immense cuve de marbre blanc, sa femme se baigne. Elle peigne ses longs
cheveux, nue de la tête jusqu’au nombril. Dans l’eau trempe une
gigantesque queue de serpent qui claque de temps à autres et projette
des éclaboussures jusqu'à la voûte de la chambre.
- Trahison ! hurle
Mélusine. Nous sommes, mon amour, tous deux damnés ! Toi parce que tu
me perds à tout jamais et moi car je retourne au monde des esprits
errants et sans abris !
Et elle disparaît par la fenêtre, comme une tornade, en poussant une longue plainte.

On
prétend qu’elle n’abandonna pas ses enfants pour autant, et qu’elle
revint régulièrement la nuit s’occuper d’eux, jusqu'à ce qu’ils fussent
en âge de se passer d’elle. Ils grandirent, et selon la prophétie de
Persine, donnèrent naissance à d’illustres lignées.
Trois mois avant
la mort de Raymondin, qui s’était fait ermite à Montserrat, Mélusine
apparut à chacun d’eux ; vision d’une femme tourmentée et gémissante,
tournoyant seule en peine dans le ciel. De nos jours, on l’aperçoit
encore lorsqu’une forteresse de la famille est vendue, ou bien encore
lorsqu’un des héritiers de ses fils est proche du trépas.
Âme damnée, âme perdue, âme en peine...
Mélusine, la fée rieuse, la fée bâtisseuse.
Mélusine la fée amoureuse.
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jehuty

Chevalier d'Excalibur
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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Mar 19 Mai - 7:46

interressant tout cela ^^
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elfe
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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Jeu 20 Aoû - 13:23

La légende de Mélusine.


L'origine de Mélusine est royale. En effet, sa mère, la fée Présine, avait charmé son père
Elinas, le roi d'Ecosse, non sans lui avoir fait promettre, avant leur mariage,
de ne jamais chercher à la voir pendant qu'elle accoucherait. Elinas, oubliant
sa promesse, enfreint l'interdit. Présine dut alors se réfugier avec ses trois
filles, Mélusine, Mélior, et Palestine, dans l'Ile perdue (Ile d'Avalon). Lorsqu'elles
devinrent grandes, celles-ci, usant de leurs pouvoirs de fées, décidèrent d'enfermer
leur père dans la montagne magique de Northumberland. Cela parut trop sévère à
Présine qui jeta un sort sur ses filles. Elle dit à Mélusine : " Tous les samedis
tu seras serpente du nombril au bas du corps. Mais si tu trouves un homme qui
veuille bien te prendre pour épouse et promettre de ne jamais te voir le samedi,
tu suivras le cours normal de la vie. Toutefois si ton mari vient à percer ton
secret, tu seras condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier".
Mélusine rencontre Raymondin dans la Forêt de Cé près de Lusignan. Ce dernier,
revenant d'une chasse au sanglier aucours de laquelle il a tué par accident son
oncle Aimeri, comte de Poitiers tombe amoureux de Mélusine et la demande en mariage.
Grâce à ses pouvoirs, Mélusine réussit à faire innocenter Raymondin. La fée, accepte
de l'épouser et lui fait promettre de n'avoir aucun doute sur son origine et de
ne jamais chercher à la voir le samedi. En échange, elle offre à Raymondin sa
fortune ainsi qu'une nombreuse et longue descendance. Durant la première année
de leur mariage, Mélusine entreprit la construction de Vouvant, de Mervent et
de la tour de Saint-Maixent : autant de places fortes qui contribuèrent à l'immense
puissance de la famille Lusignan. Une seule nuit lui suffisaient pour édifier
les plus imposantes forteresses (Tiffauge, Talmont, Partenay), des églises comme
Saint-Paul-en-Gâtine, surgi au milieu des champs, les tours de la Garde à La Rochelle
et celles de Niort, et même la ville de Lusignan. Un samedi poussé par la jalousie
de son frère, le comte de Forez, Raymondin transgressa la règle de fit avec la
pointe de son épée un trou dans la solide porte en fer qui gardait le chambre
de sa femme. Et voici ce qu'il vit: "Mélusine se baignait dans une moult grande
cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux;
et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque
à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en
faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre" Mélusine trahie s'enfuit dans
un cri par le fenêtre et plus jamais son mari ne la revit sous forme humaine.
Toutefois, la légende nous enseigne que Mélusine revint pendant trois jours, à
chaque fois que l'une des forteresses qu'elle avait construites changea de maître,
et qu'elle apparut toutes les fois que l'un de ses descendants fut sur le point
de mourir. Le chroniqueur Jean d'Arras rédige en1392 l'histoire de Mélusine pour
Jean de Berry, récent acquéreur du château des Lusignan, qui désirait donner à
sa famille des origines mythiques prestigieuses à l'image des héros grecs ou latins
qui tous descendent d'un dieu ou d'une déesse. Par un jeu de mots, Jean d'Arras
fait de Mélusine la mère Lusigne, la noble dame dont serait donc issu le lignage
des Lusignan en Poitou. C'est là une manière adroite de flatter le seigneur qui
le fait vivre : les trouvères du nord de la France comme les troubadours du Sud
dépendent, en effet, étroitement des grands seigneurs dont ils célèbrent les exploits.
A l'origine, Mélusine était probablement la représentation de la déesse gauloise
Lucine qui présidait aux accouchements. Comme d'autres légendes, elle a été reprise
par la tradition chrétienne.
Les dix enfants de Mélusine.
Mélusine donna dix fils à Raymondin. Mais le comte, quoique très fier d'avoir tant d'enfants,
n'était pas toujours très a l'aise en les regardant. le premier, Urian - qui devint
roi de Chypre - était "en tout point bien formé, sauf qu'il avait un visage court
et tout en largeur, un oeil rouge et l'autre pers [bleu et vert], et les plus
grandes oreilles qu'on ait jamais vues à un enfant; le deuxième, Eudes, avait
une oreille incontestablement plus grande que l'autre"; le troisième, Guion, avait
"un oeil plus haut que l'autre"; le quatrième Antoine, beau et bien fait comme
ses frères, sauf qu'il portait "sur la joue une patte de lion, et avant qu'il
ait huit ans, elle devint velue, avec des griffes tranchantes" le cinquième, Renaud,
n'avait qu'un oeil, mais remarquablement perçant; le sixième, Geoffroy, avait
une canine de 3 cm qui lui sortait de la bouche; le septième, Fromont, - qui devint
moine à Maillezais - avait une tache velue sur le nez; le huitième, Horrible,
incroyablement grand, avait trois yeux, et il était si féroce qu'avant 4 ans il
avait tué 2 de ses nourrices". le neuvième, Thierry, était normal; le dixième,
Raymonnet, était normal aussi. La légende de mélusine Au hasard de sa course,
Raymondin rencontre près d'une fontaine une jeune femme d'une étrange beauté.
Elle s'appelle Mélusine. Raymondin en tombe immédiatement amoureux et lui propose
de l'épouser. Elle accepte, à une condition : une fois par semaine il la laisserait
seule dans sa chambre sans chercher à la voir. Mélusine conseille à Raymondin
de dire la vérité sur la partie de chasse, à la Cour du nouveau comte du Poitou.
Raymondin écoute le conseil, et bien lui en prend. Le comte accepte l'explication
et propose à Raymondin une terre à l'occasion de son mariage. Mélusine lui donne
alors un second conseil : demander autant de terre qu'une peau de cerf peut en
contenir. Une fois la promesse faite, Mélusine découpe la peau d'un cerf en fines
courroies et entoure un territoire. C'est le fief de Lusignan. Mélusine est une
inspiratrice jamais en défaut. Le jour du mariage, Mélusine s'occupe de tout :
en une nuit, elle construit la chapelle pour la cérémonie du mariage et des tentes
pour les invités, qui sont subjugués. Après les fêtes somptueuses, les deux nouveaux
époux s'installent dans une demeure que Mélusine fait surgir, par enchantement,
une forteresse juchée sur la colline de Lusignan. Une nouvelle vie commence. Mélusine
est avant tout une femme. C'est une mère de famille irréprochable qui donne dix
enfants à Raymond. Tous deviennent de preux chevaliers bien qu'ils soient frappés,
chacun, d'une étrange malformation (une grande dent, un seul oeil, une oreille
plus longue que l'autre...). La fortune sourit aux Lusignan. Mélusine est une
grande bâtisseuse. Elle construit des églises, des châteaux, des couvents qui
deviennent vite opulents. Elle apporte la prospérité dans le pays. Les Lusignan
accèdent au statut de grands seigneurs respectés. Les bonnes récoltes se succèdent
sur leurs terres et les richesses affluent dans les coffres. Mélusine sait compter.
C'est une parfaite maîtresse de maison qui gère à merveille le bien de son mari.
Tout est donc pour le mieux, mais une telle félicité ne saurait durer : un jour,
un seigneur malveillant fait germer la jalousie dans le coeur de Raymond. Il lui
suggère que Mélusine a un amant qu'elle reçoit tous les samedis, lorsqu'elle s'isole
dans sa chambre pour se baigner. Un samedi, Raymond prend son épée et perce un
trou dans la porte de la chambre de sa femme : il s'aperçoit que son corps se
termine par une queue de serpent. Découverte, Mélusine s'enfuit par la fenêtre
en poussant un cri terrible. Elle revient tourner autour de la forteresse de Lusignan
à la mort de chacun de ses descendants. Telle est l'origine mythique de cette
famille féodale, enracinée dans l'ouest de la France, et qui entra dans l'Histoire,
à l'époque des croisades, en coiffant la couronne de Chypre et de Jérusalem.
Que nous enseigne la légende ?
Mélusine initie, dans tous les sens du terme. C'est une femme-serpent, liée aux forces
de la nature, une fée dotée de pouvoir magiques. La dynastie qu'elle crée tire
sa puissance d'un enracinement dans un terroir occidental, mais sait aussi participer
à l'épopée des croisades, inspiré par l'éternel rêve oriental. Mélusine abandonne
ceux qui trahissent leur serment. Elle est à l'origine d'une oeuvre humaine qui
demeure pérenne, même lorsqu'elle retourne à son univers surnaturel. Son action
bénéfique continue à se faire sentir et l'épopée continue pendant des siècles.
On ne peut l'enfermer dans aucune catégorie, aucune institution, aucun concept
préexistant. Pour bouleverser la situation en place, elle dispose de facultés
de transformation absolues. La fée Mélusine est capable de changer à tout moment
de nature et d'aspect. C'est une figure païenne en même temps qu'une bonne catholique.
Elle génère un nouvel ordre spirituel et un nouveau système de valeurs. Mélusine
est irréductible à toute tentative d'enfermement, de classification et de récupération.
La légende de Mélusine I l'on en croit la légende, la fée Mélusine apporte la
gloire, la puissance et la fortune à ceux qui lui font confiance. Telle fut l'aventure
d'un jeune seigneur nommé Raymondin, qui chevauchait dans la forêt. Il errait
ainsi, sans fortune, sans famille, sans fief et fort triste, car il avait tué
par accident le comte du Poitou au cours d'une partie de chasse, et craignait
vengeance ou châtiment. Au hasard de sa course, Raymondin rencontre près d'une
fontaine une jeune femme d'une étrange beauté. Elle s'appelle Mélusine. Raymondin
en tombe immédiatement amoureux et lui propose de l'épouser. Elle accepte, à une
condition : une fois par semaine il la laisserait seule dans sa chambre sans chercher
à la voir. Mélusine conseille à Raymondin de dire la vérité sur la partie de chasse,
à la Cour du nouveau comte du Poitou. Raymondin écoute le conseil, et bien lui
en prend. Le comte accepte l'explication et propose à Raymondin une terre à l'occasion
de son mariage. Mélusine lui donne alors un second conseil : demander autant de
terre qu'une peau de cerf peut en contenir. Une fois la promesse faite, Mélusine
découpe la peau d'un cerf en fines courroies et entoure un territoire. C'est le
fief de Lusignan. Mélusine est une inspiratrice jamais en défaut. Le jour du mariage,
Mélusine s'occupe de tout : en une nuit, elle construit la chapelle pour la cérémonie
du mariage et des tentes pour les invités, qui sont subjugués. Après les fêtes
somptueuses, les deux nouveaux époux s'installent dans une demeure que Mélusine
fait surgir, par enchantement, une forteresse juchée sur la colline de Lusignan.
Une nouvelle vie commence. Mélusine est avant tout une femme. C'est une mère de
famille irréprochable qui donne dix enfants à Raymond. Tous deviennent de preux
chevaliers bien qu'ils soient frappés, chacun, d'une étrange malformation (une
grande dent, un seul oeil, une oreille plus longue que l'autre...).
La fortune sourit aux Lusignan.
Mélusine est une grande bâtisseuse. Elle construit des églises, des châteaux, des couvents
qui deviennent vite opulents. Elle apporte la prospérité dans le pays. Les Lusignan
accèdent au statut de grands seigneurs respectés. Les bonnes récoltes se succèdent
sur leurs terres et les richesses affluent dans les coffres. Mélusine sait compter.
C'est une parfaite maîtresse de maison qui gère à merveille le bien de son mari.
Tout est donc pour le mieux, mais une telle félicité ne saurait durer : un jour,
un seigneur malveillant fait germer la jalousie dans le coeur de Raymond. Il lui
suggère que Mélusine a un amant qu'elle reçoit tous les samedis, lorsqu'elle s'isole
dans sa chambre pour se baigner. Un samedi, Raymond prend son épée et perce un
trou dans la porte de la chambre de sa femme : il s'aperçoit que son corps se
termine par une queue de serpent. Découverte, Mélusine s'enfuit par la fenêtre
en poussant un cri terrible. Elle revient tourner autour de la forteresse de Lusignan
à la mort de chacun de ses descendants. Telle est l'origine mythique de cette
famille féodale, enracinée dans l'ouest de la France, et qui entra dans l'Histoire,
à l'époque des croisades, en coiffant la couronne de Chypre et de Jérusalem. Que
nous enseigne la légende ? Mélusine initie, dans tous les sens du terme. C'est
une femme-serpent, liée aux forces de la nature, une fée dotée de pouvoir magiques.
La dynastie qu'elle crée tire sa puissance d'un enracinement dans un terroir occidental,
mais sait aussi participer à l'épopée des croisades, inspiré par l'éternel rêve
oriental. Mélusine abandonne ceux qui trahissent leur serment. Elle est à l'origine
d'une oeuvre humaine qui demeure pérenne, même lorsqu'elle retourne à son univers
surnaturel. Son action bénéfique continue à se faire sentir et l'épopée continue
pendant des siècles. On ne peut l'enfermer dans aucune catégorie, aucune institution,
aucun concept préexistant. Pour bouleverser la situation en place, elle dispose
de facultés de transformation absolues. La fée Mélusine est capable de changer
à tout moment de nature et d'aspect . C'est une figure païenne en même temps qu'une
bonne catholique. Elle génère un nouvel ordre spirituel et un nouveau système
de valeurs. Mélusine est irréductible à toute tentative d'enfermement, de classification
et de récupération.
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Siegfried

le Roi
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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Jeu 20 Aoû - 14:18

C'est un poste très interessant Nokomis. king

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Lun 15 Fév - 11:59

Je ne connaissais pas cette légende.Très interessante
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Sayuri

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MessageSujet: Re: La fée Mélusine   Dim 22 Aoû - 19:15

Le livre que je lis en ce moment raconte un peu son histoire et je la trouve tres interessante.

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La fée Mélusine

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